dimanche 28 février 2010

Des papillons dans le ventre

Une amie, ex-collègue, m’écrivait en début de semaine : « tu dois commencer à avoir des papillons dans le ventre ». Cette expression reflète exactement ce que je ressens aujourd’hui. L’excitation et l’impatience du lendemain. La légèreté dans l’âme. L’esprit apaisé, presque serein. Libre de me réinventer.
Et si ma personnalité restera la même quelque soit l’expérience, mes attitudes, mes pensées, ma connaissance vont évoluer. Qui disait que la constance s’inscrit dans le changement.

Cette semaine, j’ai accompli ma routine une dernière fois avant d’en construire une autre ailleurs ; une routine faite de non routine parce que dans chaque jour qui passe et qui se répète, les variables sont changeantes : l’heure des repas, le lieu des rencontres, la date d’une activité, etc.

J’ai vécu ces derniers jours comme ceux que l’on saisit pleinement pour en faire des souvenirs; ceux faits de nostalgie, d'attente aussi; ceux qui nous rendent vivant. Je me disais qu’il fallait partir loin pour faire le plein d’émotions ;-)

Donc j’y suis. A la veille du grand départ. J’ai dit au revoir aux amis, empaqueté et entreposé les quelques choses que j’avais, fait les valises. Je suis prête.

Je vais me laisser le temps d’arriver, le plaisir de découvrir, le droit d’écouter et d’observer et je vous raconterai le Faso comme je le vivrai. Je vous dirai si les papillons ont pris leur envol.

samedi 13 février 2010

De la normalité en boîte

Quand je pense normalité, je pense conformisme. Je pense à un immense pigeonnier où chacun devrait fiter* dans une niche identifiée par les normes sociales : situation familiale, statut social, secteur professionnel, niveau scolaire, religion, orientation sexuelle, couleur de peau, citoyen ou immigré, citadin ou rural, croyant ou mécréant, de droite ou de gauche, etc.

L’étiquetage social donne l’impression aux individus d’évoluer dans une société organisée, structurée, planifiée, plus facilement justiciable. Il crée une zone de confort où chacun peut y trouver sa place et "caser" l’Autre. Il devient alors plus facile de trouver ses repères, de constituer des groupes pour s’y identifier.
Mais cet ordre n'est qu'un leurre qui crée un malaise et, d’une certaine façon, nous marginalise pour mieux nous exclure d’un système aseptisé. Il ne fait qu’accentuer notre sentiment de culpabilité d’être différent des autres. Il nous rend inclassable et nous laisse penser que le seul choix qu'il nous reste : nous dépêcher de nous aménager une niche confortable et douillette pour mieux nous y cloisonner.

Cependant, nous aurions tort de nous arrêter à ce choix. Si se fondre dans la masse revient à s’oublier et finalement, oublier l’Autre, pourquoi ne pas rester conscient de son individualité au risque de paraître égoïste ? Pourquoi ne pas s’affirmer en tant qu’être unique plutôt que de se laisser dissoudre dans un collectivisme incapable de répondre à nos valeurs ?

L’idée n’est bien sûr pas de flatter son ego pour acquérir de la confiance ou pour satisfaire un besoin de reconnaissance mais bien plus de prendre part au monde, de se réaliser dans un optique de partage et d’engagement tourné vers les autres, de s’aimer pour pouvoir aimer ceux qui nous entourent et ainsi contribuer à leur bien être, d’avoir l’humilité d’exister pour ce que nous sommes tous, des êtres humains et non des surhommes.

Si nous ne sommes pas capables de nous respecter, nous devenons incapables de respecter autrui et ainsi, nous échouons dans notre mission d’être attentif et bienveillant envers Lui; règle d’or de l’altruisme.

Nous ne devrions jamais oublier que la force qui nous habite réside dans notre Essence et non dans notre Égo.
Savoir s’oublier rend une personne belle. Et c’est cette Beauté qui invite à la contemplation.


* Anglicisme utilisé au Québec pour signifier "convenir".

mercredi 10 février 2010

L'amour donne des ailes

Aujourd’hui j’ai accompagné ma petite sœur (jumelle) à l’aéroport.
Elle s’envolait pour la Bolivie, rejoindre son amoureux.
Le hasard voulait que ce soit à quelques jours de la St Valentin.
On va dire que l’amour donne des ailes.
L’émotion sur ses joues, la joie dans ses yeux. C’était beau à voir.
Le bonheur palpable, la légèreté dans l’air. Envie de partager.
Simplement ça. Tout ça.