En mal d’inspiration, j’ai testé pour vous les services de santé burkinabè, de qualité s’il vous plait.
Je me suis réveillée samedi avec 39,5 de fièvre, un vrai mal de gorge et des courbatures. Ca n’allait vraiment pas bien. Direction la clinique. Diagnostic : angine avec début de bronchite.
Je vous raconte l’épisode. J’arrive à la clinique vers 11h45. Je demande à la réceptionniste si un médecin est de garde. Dans une lenteur africaine, la dame me répond que 3 ou 4 personnes attendent déjà. Après une pause dans la phrase, elle me dit qu’un deuxième médecin devrait arriver à midi … Inch’Allah ! Je comprends que ça peut être long mais dans mon état, je n’ai pas le choix. Je m'assois et je prends mon mal en patience. A midi pile, le docteur, une jeune femme très efficace, me reçoit, m’ausculte avec attention, me prescrit la médication nécessaire et le test de la goutte épaisse pour détecter un éventuel palu ainsi qu’un test sanguin complet pour m’assurer que le mal ne viendrait pas d’ailleurs. Pour cela, elle m’envoie dans une autre clinique. Je prends un taxi collectif (vieille bagnole verte qui roule on se demande comment). Je paye la course 200 FCFA, passe les tests et reprends un autre taxi pour me rendre cette fois-ci à la pharmacie. Je négocie la course. Encore. Tout se marchande ici, même à 39 de fièvre. Je tente de garder l’esprit clair. Pas évident. La nuit déjà je délire, me réveillant en sueur, perdue entre le Québec, la France et l’Afrique.
A 16h, je retourne chercher mes tests. Heureusement, et comme je m’y attendais, tout est correct. Je me traite donc aux antibiotiques et rattrape la fatigue en dormant 12 heures par jour. Aujourd’hui dimanche, ça va beaucoup mieux. J’ai même pu profiter d’une petite baignade et parfaire mon langage d’expat autour de la piscine.
Dans tout ça, j’ai eu le temps et l’énergie d’investir dans une moto pour me déplacer seule dans cette grande ville de Ouaga. Je dois dire que je suis assez fière de moi. J’ai réussi à me rendre aux endroits voulus, sans me perdre, me faufilant parmi les autres motos, vélos, autos, piétons, charrues, etc. Un immense bordel presque indescriptible. Il faut le vivre pour le comprendre. En tout cas, je reste en mode apprentissage en commençant à trouver mes repères. La vie est ici, à un autre rythme.
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