"Finalement en route vers ton bien aimé Burkina", m'écrivait un ami congolais; un Burkina que j’avais aperçu il y a 3 ans et que je regarde aujourd’hui avec des yeux nouveaux. J’avais laissé dans ma tête d'autres souvenirs, d'autres odeurs aussi.
Me voici donc à destination après 12 heures de vol, 2 escales (Casablanca et Niamey), 5 heures de décalage. Accueillie par un chaleureux bonjour et bienvenu en Afrique.
Demain, ce sera le temps de la rencontre avec l'équipe, l'inscription à l'Ambassade du Canada, l'achat d'un cellulaire, l'ouverture d'un compte bancaire, les visites de maisons, et un peu de repos.
Premières impressions : elles sont bonnes mais il reste un mais.
Rappelez-vous mon billet du 25 janvier avec la courbe de hauts et de bas. Et bien j’y suis, à l'étape du choc culturel. Déjà en processus d’adaptation. Jamais assez préparé. Trop rapidement de retour de lune de miel.
Et même si ça n’est pas mon premier voyage ni ma première expérience outre-mer dans un pays en développement. Même si je suis à la capitale et bien encadrée, j’ai le blues, la nostalgie, les questions qui viennent avec les doutes. Symptôme : fatigue culturelle, physique et psychologique.
Une autre réalité : ma vie à Montréal me manque. Pourtant, je n’y pense pas trop; la distance aidant.
Je suis la petite nouvelle, fraîchement débarquée par plus 40 degrés. Je voudrais maîtriser mes émotions, trouver rapidement mes points de repère, m'entourer de bonnes personnes, paraître déterminée.
Laisse-toi le temps me dit mon esprit éveillé. Laisse-toi le temps de comprendre avant de te lancer tête baissée dans l’aventure. Développe des stratégies. Pose-toi LA vraie question : pourquoi es-tu ici ? Parce que l'expérience sera riche, humaine, palpitante.
J’ai trouvé en relisant mes notes de quoi me donner confiance :
« Le fait est qu’un grand nombre de ceux dont l’activité à l’étranger sera la plus efficace subiront au départ un choc culturel intense.* »
* Selon une étude des conseillers techniques canadiens à l’étranger sur l’efficacité interculturelle, 2001
Tu sais Caro, moi aussi je me sens dans la phase du choc culturel... De te savoir là-bas, dans ton nouvel ici, quand moi je suis restée ici, ton nouveau là-bas.
RépondreSupprimerJe t'embrasse fort et te dis "tiens bon" (ou lâche pas, c'est selon). Stéphanie